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Jean-René MALAVOI

Profession : Chargé de mission hydromorphologie fluviale à l’ONEMA
Qualité du témoin : Ancien ingénieur conseil ayant participé à la conception du projet de détournement de la Veyle

De quelle façon êtes vous intervenu sur ce projet de détournement de la Veyle ?

Je suis intervenu au moment de la définition du Contrat de Rivière, en 2002. J’étais alors ingénieur conseil au sein d’un bureau d’études spécialisé. Ma mission était de réaliser un diagnostic de fonctionnement de la Veyle et de ses affluents, suivi de propositions pour améliorer la situation. Dans ce cadre, l’idée de certains élus de sortir la Veyle de la gravière de Saint Denis m’est apparue particulièrement judicieuse. Après avoir étudié ce dossier, j’ai pu en valider tout l’intérêt pour la qualité de la Veyle. J’ai également réalisé pour le compte du Syndicat une seconde étude d’avant projet en 2005.

 

Qu’avez-vous constaté lors de ces investigations ?

Les effets négatifs de la gravière sont multiples : risque de pollution de la rivière et des nappes en cas d’accident routier, risque de piégeage des sédiments entraînant un déséquilibre de la rivière en aval, risque de disparitions de certaines populations piscicoles…

Pour rectifier tous ces désordres, la solution était bien de sortir le lit de la rivière de cette gravière, en s’inspirant du tracé originelle de la Veyle. Cela revenait à recréer une rivière à méandres.

 

Quelle est, pour vous, la particularité de ce dossier ? 

Ma proposition était de créer trois tronçons distincts d’intervention le long des 2 kilomètres du nouveau tracé. Cette compartimentation donne une dimension expérimentale au projet en offrant la possibilité à la rivière de s’auto-ajuster sur certaines zones. Ainsi, c’est le produit de la pente et du débit de la Veyle qui lui permettra de définir son propre tracé et sa propre géométrie. Cette situation idéale offre le meilleur résultat possible au meilleur coût.

Mais la Veyle se situe ici à la limite basse de puissance nécessaire pour rendre cette opération envisageable. On ne peut donc pas avoir de certitude sur ce qui va se passer. Et ce sont justement ces inconnues qui font tout l’intérêt de cette expérience.

Ce projet est donc très motivant d’un point de vue scientifique et technique. Il peut être considéré comme une opération pilote au niveau national. Ce que l’on va apprendre de cette réalisation sera réutilisable sur des milliers d’autres projets à venir de déplacement ou de reméandrement de cours d’eau.

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Mis à jour le 07/12/2012
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