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Dominique BEAUDET

Profession : Agriculteur
Qualité du témoin : Elu membre du Bureau exécutif

 

Dominique Beaudet, 45 ans, réside sur Biziat depuis sa plus tendre enfance. Il est fortement investi au sein de la municipalité, en tant que premier adjoint depuis mars 2008, après deux précédents mandats en tant que conseiller municipal. Il est également délégué auprès du Syndicat Mixte Veyle Vivante, membre du Bureau depuis 2002. Agriculteur de profession, il est associé d'un GAEC spécialisé en vaches laitières, représentant actuellement 200 bêtes et 515 hectares.

Monsieur Beaudet, votre exploitation comprend-elle des parcelles situées dans le secteur des prairies humides de la Veyle ?

D.B.: Oui, le GAEC dispose d'une trentaine d'hectares en praires humides. Il s'agit de parcelles morcelées et situées loin de l'exploitation qu'il ne serait pas rentable d'exploiter en culture. Nous utilisons ces terrains pour la nourriture du bétail (foin, regain), ce qui ne demande qu'un léger entretien deux fois par an.

Pour autant, vouss ne semblez pas opposé à la culture de maïs sur ce secteur ?

D.B.: En dehors de l'éventuelle rentabilité, je ne vois pas d'obstacles à unep roduction raisonnée. Certaines grandes parcelles peuvent s'y prêter à condition de respecter certaines règles, comme le maintien d'une bande enherbée de 10 mètres le long des cours d'eau et de certains fossés. Il convient aussi de na pas arracher les haies et les espaces boisés pour préserver le paysage.

Et que pensez-vous des différents projets existants sur le secteur : création d'une gravière, passage du TGV ?

D.B.: Ces projets sont bien plus destrcteurs pour le bocage que la culture du maïs. D'autre part, ils sont porteurs de nombreuses nuisances telles que bruit, transport, prolifération de ragondins... C'est pourquoi je suis vivement opposés à tous ces dossiers.De plus, la modification des zones humides pourrait entraîner des bouleversements importants. En effet, elles jouent le rôle de bassin de rétention en épongeant de trop-plein d'eau en période de fortes pluies. Leur disparition aurait donc un impact sur les risques d'inondation. Le seul bémol serait d'ordre économique, car l'aboutissement des ces projets pourrait cependant être créateur d'emplois sur le territoire.

Au final, que pensez-vous du projet d'arrêté de protection de biotope des prairies humides bocagères ?

D.B.: Cet arrêté aurait le mérite de fixer définitivement les choses. Il n'y aurait plus de risques de dénaturation du patrimoine ou de création de nouvelles nuisances.Si on peut le faire, il faut le faire.

Ce témoignage est issu du Journal de la Veyle n°6, téléchargeable ici

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